Isabelle Druet - Georges Pludermacher

Isabelle Druet - Georges Pludermacher

Isabelle Druet,mezzo soprano

Révélation Lyrique des Victoires de la Musique 2010, la mezzo-soprano Isabelle Druet mène avec un égal bonheur une carrière tant en concert et récital qu’à l’opéra. La saison 2014-2015 ne fait pas exception, puisque sur scène, on peut de nouveau entendre Isabelle Druet dans le rôle-titre de La Grande Duchesse avec Les Brigands (au théâtre de l’Athénée et en tournée), ainsi que dans Le Marchand de Venise de Reynaldo Hahn à l’Opéra-Théâtre de Saint-Etienne. En concert, elle est également en tournée tout au long de la saison avec le Palazzetto Bru Zane et le Quatuor Giardini pour le programme Au Pays où se fait la Guerre, chante à Metz avec Hervé Niquet et l’Orchestre de Chambre de Genève (El retablo de maese Pedro), avec le Detroit Symphony Orchestra (concert Ravel), est invitée par le Grand Théâtre de Limoges pour La Petite Messe Solennelle de Rossini et par le Berliner Philharmoniker à l’occasion du Stabat Mater de Pergolèse, et interprète le Requiem de Mozart aux Invalides. Musicienne au parcours atypique Isabelle Druet a commencé à explorer la voix à travers les musiques traditionnelles et actuelles et elle s’est par ailleurs formée au métier de comédienne. En 2007, elle est diplômée du CNSM de Paris, avec les félicitations à l’unanimité du jury. Elle est également Révélation classique lyrique de l’Adami 2007 et obtient en 2008 le 2ème prix au concours international Reine Elisabeth de Belgique. C’est dans le rôle du Page de Salomé qu’elle a fait ses débuts à l’Opéra de Paris en 2011. Parmi ses nombreux autres rôles à la scène, citons Carmen, Orlovsky dans Fledermaus ; le rôle-titre de L’ Italiana in Algeri à Metz ; La Sagesse, Sidonie et Mélisse dans Armide de Lully au Théâtre des Champs-Elysées sous la direction de William Christie ; Didon dans Dido & Aeneas en tournée nationale ; Arcabonne dans Amadis de Lully (Avignon et Massy), la 3ème Dame dans Zauberflöte (Festival d’Aix-en-Provence, Salle Pleyel, Philharmonie de Berlin et en tournée européenne – dir. René Jacobs) ou encore le rôle-titre de La Périchole d’Offenbach, Conception dans L’Heure Espagnole àLyon et Salle Pleyel, et Orphée dans Orphée et Eurydice de Gluck à Limoges et Besançon. Dans le cadre du festival Berlioz, elle a interprété Béatrice et Bénédict. Elle a prêté sa voix à Charite et Melisse dans Cadmus et Hermione et à Climène dans Egisto avec le Poème Harmonique ; à Ruggiero dans Alcina de Haendel ; à Angelina, le rôle-titre d’une adaptation de la Cenerentola de Rossini à Paris. Elle a chanté dans Xerse de Cavalli au Théâtre des Champs-Elysées ; dans Sancho Pança avec la Simphonie du Marais ; dans Acis et Galatée et Alcione avec les Folies Françoises et plus récemment à l’Opéra National du Rhin dans Platée, et Tancrède à l’Opéra d’Avignon. Sollicitée par de nombreux orchestres et ensembles, elle a chanté Das Lied von der Erde de Mahler en France et au Japon sous la direction de F.X. Roth, puis avec l’Orchestre d’Avignon ; les Maeterlinck lieder de Zemlinsky avec l’Orchestre de Liège. Avec le BBC National Orchestra of Wales, Isabelle Druet a interprété la Nelson Mass de Haydn. Par ailleurs, avec le concert Spirituel, elle a été à l’affiche du Carnaval de Venise de Campra ; avec Pygmalion, elle a chanté la Messe en Si ; avec l’Ensemble Orchestral de Paris, on a pu l’entendre dans Le Songe d’une nuit d’été de Mendelssohn au Théâtre des Champs Elysées ; avec l’Orchestre Régional d’Avignon Provence dans Le Docteur Miracle de Bizet sur scène et en enregistrement... Isabelle Druet a enregistré en 2011 chez Aparté son premier disque en récital avec la pianiste Johanne Ralambondrainy, Jardin Nocturne, salué par la critique (FFFF Télérama).

 

Georges Pludermacher, piano

Associant aux qualités d’un virtuose prestigieux, les audaces d’un interprète souvent original et exigeant, Georges Pludermacher est aujourd’hui un pianiste unanimement reconnu. Le jeune pianiste Pludermacher a trois ans lorsqu’il débute le piano, onze ans lorsqu’il entre au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris pour y suivre l’enseignement de Lucette Descaves, Jacques Février puis Geneviève Joy et Henriette Puig. Aux nombreux Premiers Prix qu’il obtient, vont se succéder les récompenses internationales : Seconds Prix des Concours Vienna da Mota et Leeds et surtout, en 1979, unique prix du Concours Geza Anda. Invité régulièrement dans les plus grands Festivals en France comme à l’étranger (Salzbourg, Vienne, Montreux, Aix-en-Provence, Edimbourg, Avignon, Florence, Tours, Prades, Strasbourg, Barcelone, Madrid etc.) Georges Pludermacher s’illustre dans un répertoire diversifié qui lui permet de concilier son goût du défi et son amour du secret. En effet, loin de se dérober aux gageures de l’interprétation, il est l’homme de relectures personnelles et novatrices des œuvres de référence - intégrales des sonates de Mozart et de Schubert - mais aussi celui qui privilégie l’intériorité et la concentration. Ainsi ses Etudes de Debussy, marquée du triple sceau Monde de la Musique, Diapason, Grand Prix de l’Académie du Disque, ou bien encore ses Variations Diabelli de Beethoven, Grand Prix de l’Académie Charles CROS, témoignent-elles de cette prédilection. Tout en s’accomplissant brillamment dans sa carrière pianistique, Georges Pludermacher reste un artiste multiple. Eclaireur précieux de la musique contemporaine à ses débuts (Domaine Musical, Musique Vivante, etc.), grand amateur de jazz dans lequel il retrouve ce sens de « l’invention » qui lui est cher, il n’entend pas par ailleurs renoncer ni à ses activités d’enseignant (au C.N.S.M.), ni à celles, plus occasionnelles il est vrai, d’écrivain de la musique ou de meneur de débats, toutes choses dont il s’acquitte avec panache et efficacité. Ennemi des interprétations figées, ce musicien met donc au service des textes qu’il sert avec ce mélange particulier de rigueur et d’invention, de profondeur et de virtuosité, les qualités stylistiques d’un piano placé sous le signe de la re-création.