Le domaine départemental de Sceaux

Le département des Hauts-de-Seine vous accueille sur le Domaine départemental de Sceaux, ancienne propriété de Jean-Baptiste Colbert, au riche patrimoine architectural et paysager.

Le domaine des Colbert, un bel ensemble historique et artistique

Le domaine des Colbert

Jean-Baptiste Colbert, ministre de Louis XIV, acquit la seigneurie de Sceaux en 1670 et fit agrandir la première demeure datant de 1597. Des pavillons et deux ailes, en retour d’équerre, encadrent désormais le corps central que Colbert décide de conserver. André Le Nôtre, le célèbre jardinier du roi, trace dans le parc de grandes perspectives, aménage des terrasses, des bosquets, des bassins et une cascade. L’ensemble s’orne également de nombreuses sculptures.

Le fils aîné de Colbert, le marquis de Seignelay, poursuit l’embellissement du domaine après la mort de son père, en 1683. Il demande à Jules Hardouin-Mansart, premier architecte du roi, les dessins d’une nouvelle et vaste orangerie située au sud de l’entrée d’honneur. L’édifice sert à l’époque de galerie d’art et constitue l’un des lieux les plus attrayants du site par le nombre et la qualité des décors sculptés. D’autres œuvres ornent également les abords immédiats du château, ainsi que le grand axe nord-sud passant par les cascades jusqu’au bassin de l’Octogone.

Les Colbert constituent entre 1670 et 1690 une remarquable collection de sculptures (en bronze, marbre, pierre et plomb) qui a contribué à la renommée du domaine. La plupart sont restées au même emplacement, jusqu’à la fin de l’Ancien Régime. Restaurées à plusieurs reprises, ces œuvres fragilisées par trois siècles d’exposition sous les intempéries devaient être mises à l’abri. Il fut décidé de les présenter dans l’orangerie et de remplacer, notamment sur le site, les quatre grands groupes du bassin de l’Octogone par des moulages.

L'Orangerie

L'Orangerie de Sceaux

L’Orangerie, construite en 1686 pour le marquis de Seignelay, par l’architecte Jules Hardouin-Mansart, était aménagée dès sa création en galerie d’art. Elle retrouve actuellement sa destination première grâce à la présentation des collections de sculptures historiques du Domaine. Plusieurs de ces statues sont remplacées par des moulages dans le parc.  Le Département des Hauts-de-Seine a récemment restauré le bâtiment, construit en 1686 par Jules Hardouin-Mansart, afin de garantir sa pérennité, classé au titre des Monuments Historiques.

Le Château et le Musée

Créé en 1937, le Musée du Domaine départemental de Sceaux, situé au cœur du Domaine de Sceaux, déploie ses collections dans plusieurs édifices : le Château, l’Orangerie, le Pavillon de l’Aurore et les Ecuries. Les collections du musée se répartissent selon deux axes majeurs : l’histoire du Domaine de Sceaux et l’histoire de l’Île-de-France. Le visiteur peut admirer les portraits des anciens propriétaires et la splendide coupole du Pavillon de l’Aurore, exécutée par Le Brun en 1672. La salle des résidences évoque les grands domaines des environs de Paris et celle des paysages, la campagne d’Île-de-France, vue par des peintres tels que Huet, Michel ou Troyon. Enfin, les galeries de céramique rassemblent de remarquables faïences et de somptueuses porcelaines provenant des manufactures de Sèvres, Sceaux et Bourg-la-Reine.

Le Pavillon de l’Aurore

Le Pavillon de l’Aurore fut édifié au début des années 1670, à l’est du domaine acquis par Jean-Baptiste Colbert. D’inspiration italienne, ce pavillon a été rendu célèbre grâce à sa coupole peinte par Charles Le Brun en 1672. Déployant un riche décor allégorique sur le thème de l’Aurore, elle domine un salon circulaire flanqué de deux cabinets quadrangulaires.

Les Écuries

Les Ecuries, aux lignes sobres, ont été rénovées en 2006. Elles abritent actuellement une galerie d’expositions temporaires et une boutique-librairie. Situé entre la cour des Ecuries et la cour des communs, un exceptionnel abreuvoir de 25 mètres de long par près de 14 mètres de large permettait aux palefreniers de baigner les chevaux. Il est inscrit à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques depuis 2003.
En 2014, le Département des Hauts-de-Seine a implanté un restaurant dans la cour de la ferme, Le Trévise, pour répondre à la demande du public, dans un parc de 180 hectares fréquentés par plus de 3,5 millions de visiteurs et un musée dont l’offre culturelle est en constante augmentation. Ouvert du mercredi au dimanche midi, cet établissement proposant une cuisine contemporaine de tradition, peut servir 80 couverts en intérieur et plus de 100 sur ses deux terrasses.

Le jardin et le parc

Les vastes perspectives du parc dessiné par André Le Nôtre ont été préservées et il reste aujourd’hui l’un des plus beaux lieux de promenade de la couronne parisienne. Le Département des Hauts-de-Seine, aujourd’hui propriétaire du Domaine de Sceaux, s’attache à conserver les grandes lignes historiques de ce site qui s’étend sur 180 hectares.

Le Grand Canal
Conçu par André Le Nôtre à l’image du Grand Canal de Versailles, le Grand Canal de Sceaux (1 km de long) fut creusé, de 1687 à 1688, pour le marquis de Seignelay, fils de Jean-Baptiste Colbert. Cette nouvelle perspective doublait l’axe nord-sud des Cascades et devint l’un des agréments majeurs du parc.

Le bassin de l’Octogone
Le bassin de l’Octogone, établi sur l’une des principales perspectives du parc, est une vaste pièce d’eau qui fut créée, entre 1670 et 1675, à l’emplacement d’un étang, appelé la Mare morte. Les terrains qui entouraient l’étang avaient été réunis au parc, en 1647, par René Potier de Gesvres, propriétaire de Sceaux avant Colbert.