2018

Édito

Une juvénile longévité !

L’année prochaine, le Festival de l’Orangerie de Sceaux fêtera son demi-siècle. Peu de festivals français peuvent s’enorgueillir d’une telle longévité. Surtout lorsque ce “long cours” marque le compagnonnage, dans de radieux chemins artistiques, avec de jeunes solistes et chambristes ultérieurement célèbres. Surtout lorsqu’est nouée une profonde complicité avec des générations d’auditeurs assoiffés d’émotions musicales et gourmands de découvrir l’inouï.

Retour à l’actuelle année 2018. Pour sa 49ème édition, le Festival de l’Orangerie de Sceaux propose un éventail élargi, du soliste à l’orchestre de chambre, et continue d’en appeler également au chant comme à toutes les couleurs de la musique de chambre. Choisie par Jean-François Heisser, directeur artistique du festival, des musiciens aussi talentueux qu’engagés, confirmés ou jeunes (les concerts “Génération 2018” leurs sont voués), offriront d’infinies émotions.
Infatigable fédérateur des publics comme des interprètes, le Festival de l’Orangerie de Sceaux rallie également des partenaires à la mesure de son envergure : le Concours international de piano d’Orléans, ProQuartet, l’Académie Ravel à Saint-Jean-de-Luz, la Belle Saison et l’Abbaye aux Dames de Saintes. Tous s’uniront pour offrir un large panorama, du fameux Style classique (Haydn, Mozart, Beethoven) à “l’encre fraîche” (Kryštof Mařatka et le jeune Raphaël Merlin).
Au sein du Domaine départemental de Sceaux, la légendaire Orangerie n’a pas fini de dispenser ses ondes bienfaitrices, pour tous, mélomanes gourmets ou joyeux passants d’un été.

Frank Langlois