2016

En 1853, Robert Schumann, qui inspirait alors toute la musique allemande, découvrait Johannes Brahms ; il saluait ce jeune homme, âgé de 20 ans, « sur le berceau duquel les grâces et les héros semblent avoir veillé ». Le nouvel élu prit son envol. À son tour, il domina la musique de concert (Wagner se chargea de l’opéra) dans toutes les terres germanophones (Allemagne, Autriche) et en Europe centrale.

C’est à ce génie romantique que, pour sa 47e édition, le Festival de l’Orangerie de Sceaux rend un large et vibrant hommage. Il proposera un vaste panorama de sa musique de chambre, de l’intime sonate à deux instruments jusqu’au quasi-orchestral sextuor à cordes. S’y ajouteront des lieders et des “à-côtés” (œuvres de Haydn, Mozart, Schubert et, bien entendu, Schumann) qui magnifieront la fièvre expressive et poétique de Brahms.

Choisie par Jean-François Heisser, directeur artistique du Festival de l’Orangerie de Sceaux, une pléiade de grands interprètes, confirmés ou jeunes, offrira des émotions sans fin. Après les avoir entendus, chaque auditeur répondra un “oui” radieux à la célèbre question «Aimez-vous Brahms ? »